5- La forme juridique future du VRAC :

Une société coopérative

Souhaitant pouvoir associer le plus grand nombre de protagonistes possible, soit le plus grand nombre de particuliers, d’associations, d’entreprises, d’institutions privées et d’autorités publiques et que chacun puisse prétendre avoir participé à la création du VRAC, la forme juridique d’une société coopérative semble la plus appropriée.
Elle dispose d’une part de suffisamment de souplesse autorisant une organisation propre aux objectifs qui seront poursuivis et d’autre part d’un capital de confiance auprès du grand public et des instituts financiers, notamment en raison du fait qu’elle est contrôlée par un organe de révision qui atteste du respect par la coopérative des règles légales. Elle permet une large représentation des autorités locales qui se libèrent ainsi de contraintes d’organisation et de gestion.

Les prestations de la coopérative :

Avec des partenaires financiers, la coopérative aménagerait des locaux mis à disposition par la commune. Elle s’occuperait ensuite de la gestion des murs, attribuerait aux activités des surfaces selon leurs besoins.
La coopérative prélèverait à chacune de ces activités une redevance qu’elle leur fixerait en vue de couvrir toutes les charges financières non couvertes par les apports extérieurs.
La gestion des activités culturelles : Les activités organisées pour chacune d’elles sous la forme juridique de l’association, seraient responsables du financement de leur budget de fonctionnement et de la poursuite des objectifs culturels.
Ces derniers étant fixés lors de l’assemblée générale de la coopérative et leur poursuite contrôlée par le conseil d’administration dans lequel siégerait au moins un représentant de chacune des associations des différentes activités ainsi que les partenaires financiers.
Une certaine autonomie dans l’organisation des associations serait ainsi préservée tout en garantissant les intérêts de la coopérative qui devra faire face à ses obligations financières.

L’aspect financier : Budget de fonctionnement

Les associations qui animeront les diverses activités se chargeront de financer leur budget de fonctionnement.
Elles seront vraisemblablement mieux à même que la coopérative d’identifier leurs besoins, de les satisfaire et de poursuivre plus efficacement leurs objectifs qui devront impérativement s’inscrire dans ceux fixés par l’assemblée générale de la coopérative.

Illustration tirée de l'étude de faisabilité DeLaMa aout 2004.

Le surplomb du bâtiment offre une terrasse au bistrot.

La gestion des activités par la coopérative pourrait s’inspirer des pratiques du Màd (Moulin à danse) qui parvient largement à son autofinancement.