2- Le nouveau CinéVersoix

La classique exploitation cinématographique en milieu péri-urbain doit affirmer sa singularité face au développement des multiplexes et du «home movie». Selon des études dans les pays voisins où les multiplexes sont déjà bien implantés, seuls les cinémas qui ont mis en place des politiques dynamiques de programmation et d’animation, ont pu fidéliser, voire même augmenter, leur audience. Ces cinémas, disposant d’une à trois salles au maximum, ont donc donné une identité forte en termes de qualité, de convivialité et de diversité de la programmation. Dans le même temps, les différentes études menées notamment en France, relèvent que, sans une modernisation de leur équipement, il aurait été impossible à ces salles de survivre à l’heure de la surenchère technologique, à la fois dans les mégaplexes et au domicile du simple quidam.

Le projet d’une nouvelle animation cinématographique au CinéVersoix s’inspire non seulement de ces nouvelles donnes mais aussi d’expériences actuelles menées dans diverses localités de Suisse romande (ex: La Chaux-de-fonds, Tramelan, Cossonay, Moutier, Ste-Croix, Bex, Aubonne). Ces expériences montrent que la population, loin d’être seulement attirée par les mégaplexes et les activités culturelles des grandes agglomérations, recherche aussi des loisirs de plus grande proximité et de convivialité.

2.1- Cinéma de quartier : une expérience de bientôt 30 ans !

Unique lieu de cinéma dans un rayon de moins de 10 kilomètres, CinéVersoix représente l’un des nombreux pôles d’animation de la cité.
Il remplit une fonction de cinéma de proximité, fonction renforcée par l’apport de nombreux bénévoles et du soutien d’Ecole et Quartier, du Collège des Colombières, d’associations comme l’Apev et de socio-professionnels de la région.
Dès 1976, Ecole & Quartier avait lancé une activité de Ciné-Club 16mm qui aura formé de nombreux cinéphages et cinéphiles à Versoix. En 1986, le ciné-club devient Cinoche, puis en 1994 il cède la place à CinéVersoix avec un équipement 35mm, grand écran et son dolby.
Ainsi, depuis bientôt 30 ans, des milliers de versoisiens et leurs voisins, de toutes générations, se sont ainsi rencontrés autour d’une programmation éclectique qui fait la part belle aux succès récents et aux films pour familles. CinéVersoix répond à un besoin de cinéma de qualité, autrement dit un cinéma de quartier.

Par rapport au bassin de population entre Nyon et Genève, un cinéma de qualité, à Versoix, avec une programmation bien ciblée, aurait toute sa place et de fortes chances de succès. Coppet a son théâtre, pourquoi Versoix ne retrouverait-elle pas son cinéma ?

2.2- Cinéma de référence : un public acquis

En quelques années, CinéVersoix a su gagner une notoriété régionale, voire même cantonale* à travers son programme de qualité pour enfants, le CinéPrim’s. *(le DIP vient notamment de mandater CinéVersoix pour programmer et coordonner l’opération Ciné-Fête destinée aux enfants du canton entre le 20 et le 23 décembre 2004)

Les initiants du projet entendent poursuivre dans ce sens en donnant au nouveau CinéVersoix une identité forte de cinéma consacré également au jeune public. En plus des séances - augmentées - du CinéPrim’s, le projet prévoit d’une part une programmation en direction des écoles et collèges de la région, d’autre part des projections publiques axées sur les passions d’enfants, les films animaliers et d’autres films qui participent de l’éveil du regard du jeune spectateur.
Par ailleurs, les différentes collaborations avec des festivals et d’autres cinémas genevois, également avec Ciné-Plage à la Maison de la Grève à Versoix même, ont donné à CinéVersoix un label de qualité et d’exigence culturelle, essentiellement autour des films de contrées éloignées, d’Afrique, d’Amérique latine et d’Asie.

Miroir de la société mais aussi projection des aspirations et des rêves de cette même société, le cinéma montré à Versoix doit refléter cette pluralité artistique, cette diversité des genres et des cultures, qui correspond d’ailleurs à la mosaïque culturelle et sociale de Versoix et de sa région.

2.3- Une programmation singulière et plurielle

La programmation telle que la conçoivent les initiants du projet sera donc généraliste avec un accent clairement affiché pour le cinéma ludique et intelligent destiné aux enfants et aux adultes restés ouverts à leur propre capacité d’étonnement et de curiosité. Le nouveau CinéVersoix répondra non seulement à un besoin croissant du public - à la recherche de films de qualité à tous les niveaux, du contenu à la forme - mais aussi à l’exigence de contribuer à cette nécessaire éducation à l’image qui permet aux jeunes générations notamment d’aiguiser leur sens critique, leur curiosité et leur désir d’œuvres différentes.
Il semble évident que ce cinéma pourra trouver sa place dans cette niche commerciale de films de qualité, à l’instar des trois salles du Scala sur la rive gauche.

2.4- Deux salles de ciné pour tous

Le projet du nouveau CinéVersoix est de favoriser en ce sens tout partenariat avec d’autres salles de la région, avec les milieux industriels et commerçants de la région versoisienne, avec toute institution et toutes les associations locales. Lieu de loisir et de culture, le nouveau CinéVersoix remplit une mission de service public et se doit donc d’être au service de l’ensemble de la population.
Une politique de prix attractifs pour les résidants devrait également favoriser ces objectifs.
C’est le sens de l’idée qui mûrit depuis plus de cinq ans au sein de l’équipe de CinéVersoix : travailler avec un outil plus performant et offrant davantage de souplesse et de confort pour atteindre un plus large public :

L’exploitation d’une salle unique rencontre aujourd’hui des difficultés de rentabilité. Les distributeurs traitent plus facilement avec des exploitants de deux à plusieurs salles. La configuration de deux salles permet en effet davantage de souplesse, avec une réponse plus rapide à des opportunités de location de films porteurs, tout en laissant à l’affiche de la petite salle un film qui garde encore un potentiel de public. Avec deux salles, on répond à la fois aux demandes des distributeurs et du public (jeunes et adultes). Deux types de partenaires qu’il faut à tout prix fidéliser. Par ailleurs, deux salles permettent une programmation diversifiée : dans la grande salle, des films dits grand public, dans la petite, des films de découverte.

- Une salle de 150-180 places avec une quinzaine de projections hebdomadaires, dont 5 pour les enfants.
- Une salle de 60-80 places avec une douzaine de projections par semaine
- Programmation et animations dans le même esprit que CinéVersoix actuellement.
- Lancement à terme d’un festival régional sur le thème de l’enfance et de la jeunesse
- Projections scolaires et projections pour des groupements et des particuliers.
- La salle pourrait également servir pour des débats-conférences avec matériel audiovisuel ad hoc (vidéo, vision-conférence).


De tous les témoignages récoltés par les animateurs de CinéVersoix, hormis l’actualité et la qualité des films programmés, figure en bonne place l’accès facile avec une offre intéressante de stationnement pour les véhicules privés. Nul doute que deux salles de cinéma devraient attirer des spectateurs de la région genevoise. La proximité du «RER», des transports publics genvois et du parking souterrain prévu, constitue également un atout de taille.

Le projet du nouveau CinéVersoix est de favoriser en ce sens tout partenariat avec d’autres salles de la région, avec les milieux industriels et commerçants de la région versoisienne, avec toute institution et toutes les associations locales. Lieu de loisir et de culture, le nouveau CinéVersoix remplit une mission de service public et se doit donc d’être au service de l’ensemble de la population.
Une politique de prix attractifs pour les résidants devrait également favoriser ces objectifs.
C’est le sens de l’idée qui mûrit depuis plus de cinq ans au sein de l’équipe de CinéVersoix : travailler avec un outil plus performant et offrant davantage de souplesse et de confort pour atteindre un plus large public :

L’exploitation d’une salle unique rencontre aujourd’hui des difficultés de rentabilité. Les distributeurs traitent plus facilement avec des exploitants de deux à plusieurs salles. La configuration de deux salles permet en effet davantage de souplesse, avec une réponse plus rapide à des opportunités de location de films porteurs, tout en laissant à l’affiche de la petite salle un film qui garde encore un potentiel de public. Avec deux salles, on répond à la fois aux demandes des distributeurs et du public (jeunes et adultes). Deux types de partenaires qu’il faut à tout prix fidéliser. Par ailleurs, deux salles permettent une programmation diversifiée : dans la grande salle, des films dits grand public, dans la petite, des films de découverte.

- Une salle de 150-180 places avec une quinzaine de projections hebdomadaires, dont 5 pour les enfants.
- Une salle de 60-80 places avec une douzaine de projections par semaine
- Programmation et animations dans le même esprit que CinéVersoix actuellement.
- Lancement à terme d’un festival régional sur le thème de l’enfance et de la jeunesse
- Projections scolaires et projections pour des groupements et des particuliers.
- La salle pourrait également servir pour des débats-conférences avec matériel audiovisuel ad hoc (vidéo, vision-conférence).


De tous les témoignages récoltés par les animateurs de CinéVersoix, hormis l’actualité et la qualité des films programmés, figure en bonne place l’accès facile avec une offre intéressante de stationnement pour les véhicules privés. Nul doute que deux salles de cinéma devraient attirer des spectateurs de la région genevoise. La proximité du «RER», des transports publics genvois et du parking souterrain prévu, constitue également un atout de taille.